Archives du 8 avril 2015

Sons & lumières

Deux sens sont constamment sollicités et mis à l’épreuve dans l’espace public tokyoïte, la vue et l’ouïe.

Hormis les bruits « naturels » à la ville, les bruits électroniques sont omniprésents, comme dans un jeu vidéo géant.

Les oreilles japonaises, de tolérantes sont passées à l’indifférence, les décibels sont amortis par l’habitude.

Les signes lumineux rythment la nuit, balisent le chemin, attirent le passant comme des papillons. Les camaïeux de néons, la complémentarité des pastels peignent le noir de l’obscurité. Un taxi-caméléon se fond dans le décor.

   

Un prédicateur-politicien harangue sous la pluie les passants qui sortent d’une bouche de métro. Dérisoires micro et haut-parleur pour délivrer un message qui n’intéresse personne.

 

 

Je ne comprends pas son dépliant et ne reconnais que le mot « Japon », je lis péniblement qu’il s’appelle Hatanaka Hiroji (littéralement « au milieu des champs »), qu’il est né en 1954. Il n’a pas l’air d’un nationaliste. Ils ont en général des camionnettes avec des banderoles et des haut-parleurs.

Je me renseigne à la réception de l’hôtel. C’est un communiste. Dans la jungle néolibérale. Je me disais bien.