Les deux faces de Shinjuku

Shinjuku est divisé en deux parties, avec la gare et ses voies ferrées comme axe séparateur. D’un côté, la mairie, les gros buildings, les grands hôtels, dont le Plaza, de l’autre côté les néons, l’agitation, les cinémas, les magasins d’électronique. Ni l’un ni l’autre ne me conviennent vraiment, mais c’est une expérience assez fascinante.

  

    

      

Dans la partie des gratte-ciel, là encore, les clochards sont présents. Et le contraste est encore plus frappant entre cette sorte d’Alphaville sans âme et une humanité singulière qui s’exprime au travers d’une gestion très organisée de la misère.

  

      

 

Je peux me tromper, mais je ne crois pas qu’il y a énormément de personnes en situation très précaire au Japon. Cependant, la société japonaise devient de plus en plus inégale comme toute société qui choisit la voie néolibérale.

Les bâches bleues que mentionnait Katia dans son commentaire protège les biens des sans-abris, mais sert effectivement au picnic des jeunes qui viennent jouir du début du printemps dans le parc. Je ne crois pas que c’est véritablement une concurrence. J’ai cependant été frappé par la manière de recréer un chez-soi pour ces marginalisés de la société, alors que pour beaucoup de jeunes le fait de se libérer de la famille est considéré comme nécessaire.

 

J’ai regardé la vue depuis le sommet de la mairie de Tokyo et j’ai vu ces bâches bleues comme des piscines privées vues par satellite sur Google Maps. Cela m’a donné envie de descendre les voir de plus près.

  

  

J’ai rencontré des jeunes passablement avinés, mais très enthousiastes et joyeux, et évidemment curieux par rapport à l’étranger que je suis. Un garçon trouvait que je faisais dandy, dandysm dans ce mauvais anglais qu’ils pratiquent. J’ai trouvé en librairie un livre sur the Japanese Dandy!

Ça me plaît assez.

 

 

 

 

 

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Une réflexion sur “Les deux faces de Shinjuku

  1. Katiaki dit :

    Hello Dandy !
    La face B ressemble à un immense jeu vidéo, non ?
    C’est drôle l’histoire des piscines depuis Google maps.
    La gestion de la misère… Peut-être les clochards en Europe laissent-ils leurs affaires quelque part ou alors ils sont encore plus pauvres.

    J'aime

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