Archives du 17 avril 2015

Le gourmet solitaire

Le gourmet solitaire est un manga de Jirô Taniguchi qui met en scène un homme seul dont les cheminements l’amènent à manger dans des gargotes de différents quartiers.

J’avais un peu ce livre en tête en pensant à mon séjour seul au Japon. Mon intérêt culinaire devait guider aussi mes pas!

Gourmet1 Gourmet2

Moi qui adore les gyozas, je n’en ai même pas mangés! Mais je ne suis bien rattrapé sur les ramen… extraordinaires nouilles japonaises.

Manger dans un bar à ramen, noyé dans les vapeurs des pâtes plongées dans l’eau bouillante, entre les cris des commandes et les bruyantes aspirations des voisins de comptoir, c’est une expérience à ne pas manquer.

Cette petite vidéo essaie d’en rendre compte. Je suis fasciné par la dextérité de la main qui façonne les raviolis.

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Train, métro et compagnie

Tout ce qui est de l’ordre ferroviaire suscite un intérêt énorme chez un grand nombre de personnes au Japon. Avec la ponctualité, cela fait deux points communs avec la Suisse (même si chez nous, la ponctualité se perd un peu)!

Preuve en est le grand nombre de revues consacrées au rail:

L’artiste d’art brut Motooka Hidenori consacre beaucoup de son temps à dessiner des trains sous toutes leurs déclinaisons, réalisant là un inventaire infini et obsessionnel des locomotives japonaises.

  

Un moment fort du voyage, c’est de prendre le Shinkansen pour aller à Kyoto. Ce train à grande vitesse a été inauguré en 1964, pour les Jeux olympiques de Tokyo. L’attribution des Jeux de 2020 à nouveau à Tokyo fait l’objet d’une grande fièreté et apporte l’espoir d’un relèvement économique du pays.

Le départ de Tokyo, regarder par la fenêtre, un long travelling:

L’entrée du Shinkansen en gare de Kyoto (hommage aux frères Lumière?)

Tokyo Station est le terminus de cette rame Nozomi. A peine le train immobilisé, une nuée de femmes en rose se précipitent à l’intérieur du train pour les nettoyages. Les hôtesses s’en vont et des hommes en bleu assurent la logistique. Tout dénote une efficacité à la limite de l’hystérie.

  

  

Les gares de Tokyo sont de véritables villes en elles-mêmes, abritant grands magasins, restaurants, bureaux…  Prendre  le train à la gare  de Shibuya me plonge dans l’univers de Bladerunner de Ridley Scott.

Quelques images du métro, et sa signalétique impeccable (Zurich peut en prendre de la graine avec sa gare-aéroport où l’on ne trouve pas les indications nécessaires).

Un portillon kawaï!

L’omniprésence du portable. S’ils le consultent en permanence, par contre, ils ne téléphonent pas avec, signe de courtoisie.

Le métro s’arrêtant, comme les trains, avec ponctualité et toujours au même endroit, les queues se forment devant l’emplacement des portes.

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