Archives de Catégorie: Japoniaiseries

Shigeru Mizuki

On arrive à la fin de ce blog. Après cet article, il restera une dernière contribution en forme de conclusion.

Je complète aussi des pages antérieures. Ainsi, vous pouvez aller voir les ajouts sur la page consacrée au chat, et une nouvelle vidéo sur la page du pachinko.

J’aimerais brièvement parler ici d’un mangaka singulier qui s’appelle Shigeru Mizuki. Je le connaissais au travers de ses mangas historiques consacrés à la deuxième guerre mondiale, Opération mort (総員玉砕せよ, Sōin Gyokusai Seyo!) et Showa, une histoire du Japon (コミック昭和史, Komikku Shōwa-shi).

Mais c’est par son intérêt pour les fantômes et démons qu’il est le plus connu. Nicolas Bardot écrit sur le site Film de culte:

La mythologie japonaise est surpeuplée de fantômes et autres monstres. Ceux-ci sont désignés par deux termes génériques: « bakemono » ou « obake« . Aux côtés du « yurei » (le fantôme vengeur), existent les « yokai » (désignant des créatures surnaturelles) ou les « onis » (pour les ogres ou les démons). Ces désignations recouvrent elles-mêmes une multitude de créatures. Parmi les yokai, on retrouve les tanuki (qui sont les personnages principaux de Pompoko de Isao Takahata), des animaux aux grandes capacités de transformations, les kappa (qui sont des esprits de l’eau à visage de singe, avec un bec, une carapace de tortue, un réservoir d’eau au-dessus du crâne), les rokurokubi (des démons féminins) etc… Il existe une infinité de ces créatures, comme la yumanba (vieille ogresse des montagnes), le bakeneko (qui est un monstre-chat dont on peut voir une évolution dans le car-chat de Mon Voisin Totoro) ou le kodama (l’esprit de la forêt présent dans Princesse Mononoke).

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Les tanuki de Pompoko.

J’ai découvert une parodie des estampes d’Hiroshige par Shigeru Mizuki au Musée International du Manga de Kyoto (musée que l’on peut par ailleurs se dispenser de visiter). Il a repris Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō pour les transformer en paysages peuplés de créatures fantastiques:

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Yokaido

Mizuki est également l’auteur d’un recueil encyclopédique des yokai japonais Dont on peut en retrouver certains sur ce site):

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“The Mannen-dake (“10,000-year bamboo”) is a bamboo-like monster that feeds on the souls of lost travelers camping in the woods. Anatomical features include a series of tubes that produce air that causes travelers to lose their way, syringe-like fingers the monster inserts into victims to suck out their souls, and a sac that holds the stolen souls.”

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Enfin, il est aussi l’auteur de Kitaro le Repoussant ((ゲゲゲの鬼太郎, GeGeGe no Kitarō), sa série la plus connue.

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Par ailleurs, la ville de Mizuki, Sakaiminato, a été totalement customisée avec ses oeuvres. Elle a ouvert un musée et une route porte son nom. Tous les détails ici et ici.

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Pachinko

  

L’appuie coude et la mollette stratégique (en quoi je ne sais toujours pas)

Je reviens sur le pachinko, après avoir essayé d’y jouer. Je n’ai pas compris grand chose, mais ne suis pas sûr qu’il y ait grand chose à comprendre. Le bruit est assourdissant et le son de toutes les machines se combinent pour former une sorte de nappe abrutissante. Alors, je l’ai remplacée par de la musique dans cette petite vidéo.

Mais c’est un artifice, et de retour en Suisse, j’ai trouvé sur Internet un déroulé des écrans de Juicy Honey avec le son. Montez le volume au maximum et multipliez-le par 300 machines, vous aurez l’ambiance sonore d’un pachinko.

Je ne crois pas qu’avec le son monté au bon niveau, c’est-à-dire assourdissant, vous teniez les 11 minutes 28 du clip.

Le chat, le chien bonzai et autres animaux

e ne sais pas si c’est en raison du shintō qui honore un nombre infini de dieux présents dans toute espèce animée, mais les animaux occupent une grande place dans la sensibilité japonaise. Le chat (ici, un exemplaire du fameux maneki-neko dans une rue de Kyoto). François Laplantine montre (dans son excellent livre, Tokyo, ville flottante, que je vous conseille de lire) l’importance du chat pour les Japonais:

« Le chat est certainement l’animal favori du bestiaire romanesque au Japon, Il prend pendant l’époque Edo, la forme de Nekomata, le vieux chat à la queue fourchue, héros de nombreux livres d’histoires illustrées. Puis il poursuit sa carrière avec Le Bureau des chats de Miyazawa Kenji et avec Je suis un chat de Sôseki, l’un des romans fondateurs de la modernité japonaise, qui raconte la vie domestique d’un vieux professeur d’université à partir du regard sarcastique du chat de la maison et avec Le Chat, son maître et ses deux maîtresses de Tanizaki. Il parcourt, mais beaucoup plus discrètement, les Quatre sœurs de Tanizaki avec le chat Grelot et devient, sous le nom de Chibi, le personnage central du roman de Hiraide Takashi, Le Chat qui venait du ciel. Bref, il est rare de rencontrer un roman japonais dans lequel il n’y aurait pas au moins un chat, les plus âgés habitant comme il se doit le meilleur fauteuil de la maison tandis que des chatons jouent avec les rayons du soleil. Tous ces chats de papier doivent être mis en relation avec les images de chats omniprésentes dans la ville de Tokyo non seulement à travers la publicité, le commerce et la « communication » mais la religion elle-même. Au cimetière des chats de Go To Ku Ji, on se recueille devant des tombes étagées. Au temple Ji Cho In, on vient prier pour tous les chats du monde. Pourquoi le chat? Parce qu’il est indocile, inobéissant, égoïste. Il adore se prélasser au soleil au cours de très longues siestes. Il n’a pas un sens particulièrement prononcé de l’abnégation, du sacrifice, du travail, ni de la ponctualité. C’est le seul animal qui soit arrivé en retard à la mort de Bouddha. Cette félinophilie extrême nous met la puce à l’oreille. Elle nous permet de comprendre que le Japon a absolument besoin de chats pour contrebalancer sa tendance disciplinaire. Ils agissent en quelque sorte, ainsi que l’avait bien vu Chris Marker lors de son voyage à Tokyo, comme une espèce de « contre-pouvoir ».

Et le café des chats

Un chat d’Hiroshige:

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La souris 😊  Et les mangas de souris de Hokusai:

  
Une chaîne de magasins vendant (très cher) des chiens miniatures, style bonsaï.         Il y a aussi cet endroit où on peut caresser des lapins. L’éléphant (Hisanobu, 1729) Le sanglier au musée national:   Elégance dans le parc d’Ueno! Et ceux-là, ne sont-ils pas trognons!

Objets pratiques

Pourquoi n’a-t-on pas chez nous ces inventions qui rendent la vie plus agréable, comme la consigne à parapluies?

En voici d’autres.

Les pinces pour attraper les objets en hauteur dans les magasins:

L’appareil à rincer le riz:

Le réchaud intégré à la table:

Le réchaud de table qui cuit les boulettes de seiche à la vapeur:

Le yeux globuleux anti-capitons:

Des distributeurs de titres de transport vraiment intelligents et la carte suica ou pasmo:

L’antivol pour les valises dans le train:

Mon rêve, c’est la machine à nouilles, ramen, soba, udon et autres. Malheureusement en 110 volts!

Il n’y a qu’un objet que j’ai trouvé dans une chambre d’hôtel dont je ne trouve pas l’usage. Qui a une idée?

Complications à la japonaise

Le départ approche et j’ai l’impression de n’avoir rien eu le temps de préparer.

Même pas pensé à prendre un JR Rail Pass.
Il faut dire qu’une fois de plus ce n’est pas simple: l’abonnement qui permet de circuler en train au Japon ne peut être acheté au Japon. Il doit être acheté à l’étranger. C’est logique. On doit quand même le retirer au Japon, une fois muni de son visa de touriste.

Je passe un temps fou à chercher, et chercher à télécharger sur mon iPhone, une application de type Mobile CFF qui puisse m’orienter dans le dédale des transports publics japonais.

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Hyperdia semble être l’application idéale.

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Mais là, le problème est exactement à l’inverse de celui rencontré avec le JR Rail Pass. L’application n’existe pas sur l’App Store Suisse/Schweiz, mais existe par contre sur le français ou l’allemand. Impossible d’acheter une application à l’étranger avec une carte de crédit suisse. Il faudrait avoir acheté une carte iTunes en France ou en Allemagne. Je sais d’ailleurs que les fans de J-Pop achètent des cartes iTunes sur des sites japonais pour pouvoir télécharger la musique de leurs idoles favorites.

Bref, je vais me rabattre sur l’application en ligne Jorudan, nettement moins pratique.
Incroyable à quel point, pour un pays si moderne et aussi orienté design et packaging, les graphismes peuvent être moches:

Capture d’écran 2015-04-02 à 12.03.55

Autre question à régler, le wi-fi. Swisscom propose dans son cockpit un accès à 1 Go de données pour 99 francs.
Est-il possible de se passer de ce forfait? Difficile à dire.
Quelles possibilités?
Il existe une application qui liste les accès hi-fi gratuits: Japan Connected-free Wi-Fi.
Sinon, un accès payant à certains hotspots proposé par docomo: docomo Wi-Fi for visiter.
Ce n’est pas très cher, mais une fois de plus, très contraignant et bureaucratique, à la japonaise.

Il faut rentrer à chaque fois les données d’accès (comme vous le voyez, facilement mémorisables):

[SSID1/Security key]
0000docomo/A37D012786
[SSID2/Security key]
docomo/f3f3ccd45l
*You may not use SSID »0001docomo ».
[User ID]
fiektq6mr8r@visitor
[Password]
ZtWBU5wL

Youpie!

Repérer les hotspots se fait à l’aide de:

1. Les logos affichés (kawaï!):sticker1

2. La carte on-line: Capture d’écran 2015-04-02 à 18.13.52Vous remarquerez que pour une application exclusivement réservée aux visiteurs étrangers, le choix d’une carte entièrement en japonais est très pertinent!

Finalement, la meilleure solution semble être de louer un Pocket Wi-Fi, intelligente invention qui permet de créer un réseau Wi-Fi autour de soi à partir d’une petite boîte de 140 grammes. L’objet est livré à l’hôtel et on le jette dans une boîte aux lettres quand on part!
Mais pour ça, il faut s’y prendre à l’avance…
Comme d’hab!