Archives de Catégorie: Manger et boire

Un menu kaiseki 

Selon Wikipedia, la cuisine kaiseki « est un type d’art où l’on cherche l’harmonie des goûts, de la texture, de l’apparence et des couleurs de la nourriture. Pour cela, seuls des ingrédients frais (et souvent locaux) sont utilisés et préparés de différentes manières pour amplifier leur goût. Les mets sont ensuite dressés sur les plats individuels pour magnifier l’apparence et le thème saisonnier du repas. Autour des plats, la décoration est souvent faite avec des branchages et des fleurs, ainsi que des garnitures préparées pour ressembler à des plantes ou des animaux. »

Alors laissons parler les images pour ce menu pris à Tokyo dans le quartier de Shinjuku. Il manque le premier plat qui était à base de Saint-Jacques.

Le menu:

Les plats:


        

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Poissons et sushis

Je n’ai pas pu aller au grand marché de poissons de Tsukiji, mais j’ai quand même été au petit marché d’Ameya-Yokocho, près d’Ueno. Ancien marché noir après la guerre, il est spécialisé dans les fringues et le poisson.

        

Tout ça pour finir comme ça:

(une réplique en vitrine)

(la réalité)

Le gourmet solitaire

Le gourmet solitaire est un manga de Jirô Taniguchi qui met en scène un homme seul dont les cheminements l’amènent à manger dans des gargotes de différents quartiers.

J’avais un peu ce livre en tête en pensant à mon séjour seul au Japon. Mon intérêt culinaire devait guider aussi mes pas!

Gourmet1 Gourmet2

Moi qui adore les gyozas, je n’en ai même pas mangés! Mais je ne suis bien rattrapé sur les ramen… extraordinaires nouilles japonaises.

Manger dans un bar à ramen, noyé dans les vapeurs des pâtes plongées dans l’eau bouillante, entre les cris des commandes et les bruyantes aspirations des voisins de comptoir, c’est une expérience à ne pas manquer.

Cette petite vidéo essaie d’en rendre compte. Je suis fasciné par la dextérité de la main qui façonne les raviolis.

Sweet tooth

Contrairement à une idée fort répandue sur l’inintérêt des desserts asiatiques, les Japonais raffolent de ce qui est sucré et il y a plein de douceurs délicieuses.

J’adore la glace au thé macha et les haricots azuki sucrés. Les pâtisseries de type occidental ont toujours une touche japonaise. Un merveilleux mont-blanc comme un animal bien peigné. Tout est beau (parfois plus beau que bon, malgré tout).

Il n’y a pas vraiment de cafés style bistrot à Tōkyō. Il y a des Starbucks et leurs équivalents japonais, des bars plutôt ouverts le soir et des lieux où on peut boire mais aussi manger à toute heure.ces lieux sont souvent etrès enfumés. Pas simple, donc, de trouver un endroit où se poser confortablement (et se sécher). Il faut aller dans des quartiers un peu plus branchés.

Et un glacier de Kyoto orgasmique. Tout est commandable

  

Tokyo Metropolitan Government

Je suis à deux pas (de géant) de ce qu’on appelle de manière abusive la mairie de Tokyo. En fait ce bâtiment abrite une administration bien plus large de toute la région métropolitaine. Mis à part ça, je savais que ce bâtiment était impressionnant, mais je ne pensais pas à ce point. Il est évidemment impossible à photographier sans éviter cette perspective fuyant vers l’infini.

Le plan des ascenseurs est tout aussi impressionnant!

Au dernier étage, on trouve un café très agréable, d’où on peut admirer la vue sur tout Tokyo et par beau temps au loin le mont Fuji.



L’entrée ne se fait plus par la porte principale, mais par le soubassement inférieur. C’est de là que les touristes peuvent accéder au 45e étage.

J’ai été admirer la vue hier, et suis retourné aujourd’hui. Ce que les gens connaissent moins c’est que la cafétéria pour les employés du gouvernement se trouve au 32e étage. On y mange bien pour pas très cher et c’est une expérience étonnante de partager le quotidien des employés de l’administration métropolitaine. Je pense que j’étais le seul gaijin.

Je ne sais combien de personnes travaillent dans ce bâtiment, mais ce doit être un chiffre impressionnant que je n’ai pas trouvé sur Internet et pas trop eu le temps ou les moyens linguistiques de demander sur place.

Le restaurant est un modèle de gestion des foules; comment nourrir autant de personnes en si peu de temps. Le principe se retrouve  dans d’autres restaurants des centre-ville pour les salarymen (et women) qui n’ont que peu de temps pour manger. Regarder les plats dans la vitrine ou exposés à l’entrée du restaurant, choisir et relever le numéro puis se diriger vers la machine qui nous délivrera un ticket une fois que l’on aura sélectionné le numéro. Ensuite on se positionne dans la queue qui correspond au type de plat que l’on a choisi. Il y a une queue pour les ramen, une queue pour les plats japonais, pour les plats occidentaux, etc. Heureusement tout est plus ou moins indiqué en anglais. C’est un modèle du genre dans cette ville ou les traductions sont plutôt rares.

          

Poisson d’avril

Après très peu de sommeil, je prends un taxi ce matin pour aller au fameux marché au poisson, le plus grand du monde, ce n’est pas très loin de l’hôtel, c’est-à-dire à peu près 7 km, ce qui est juste la porte à côté à Tokyo.

En arrivant, la grille est fermée et le chauffeur me dit des choses en japonais que je ne comprends pas. Il croise les doigts, signe en japonais à destination des étrangers que non, il n’y a pas, ce n’est pas possible, c’est complet. Le marché est donc fermé. C’est dimanche, je n’avais pas pensé à vérifier, Tout occupé à courir à droite à gauche entre deux trains et deux hôtels.

Pour assister aux enchères au thon, il faut être présent avant cinq heures du matin, moment où seulement 120 personnes seront choisies pour pouvoir y assister. Comme il est mentionné à l’entrée, la désignation des personnes peut commencer et se terminer avant cinq heures, si il y a déjà beaucoup de monde. Il n’y a évidemment pas de métro avant cinq heures du matin.

Je me retrouve donc dans ce quartier de bureaux, qui fait ressembler Kusatsu à un village champêtre. L’aube ce lève c’est l’occasion de faire au moins quelques photos. Je rentre à l’hôtel en train et en métro avec les derniers fêtards, je dois quitter la chambre à 11 heures.

         

Où la gastronomie amène à connaître la géographie

Manger dans un restaurant japonais réputé n’est pas une affaire simple. D’abord parce qu’ils sont réservés longtemps â l’avance et que la réservation n’est généralement pas possible depuis l’étranger (de plus le site est souvent uniquement en japonais). Il faut donc passer par le concierge de l’hôtel, mais si vous ne restez pas un mois au Japon, difficile de réserver suffisamment longtemps à l’avance!

J’ai eu la chance de parler avec le maître d’hôtel du bar-restaurant de l’hôtel #2. Nous avons discuté gastronomie française. Il venait de faire les vendanges en Bourgogne et proposait à la carte du bar des fromages français: munster, camembert. époisses et autres (plutôt étrange dans un bar à cocktails). Il semblait m’avoir à la bonne.

Je voulais aller manger la tempura dans un des meilleurs restaurants de Tokyo proposant ces beignets. Sacré défi! Vous pensez certainement que j’exagère en disant que tout est compliqué. En fait, pas tellement. Parce qu’il ne suffit pas d’être Japonais et de parler japonais pour que les choses soient forcément plus simples. Il a pris le téléphone pour réserver pour moi pour le soir même ou le lendemain. La tâche ne semblait pas l’effrayer. Il a quand même appelé quatre fois et les conversations étaient plutôt longues. J’étais un peu mal à l’aise, comme lorsque les choses prennent des proportions que l’on ne soupçonnait pas et que l’on aimerait rentrer dans sa coquille. Il a dû épeler mon nom et prénom presque à chaque fois qu’il appelait. Il a dû donner mon numéro de chambre, tout juste s’il n’a pas dû donner mon numéro de passeport. Trois quarts d’heure après, il me notait fièrement la réservation sur un bout de papier ( il a fallu qu’il cherche le bout de papier et s’absente de longues minutes.

Et c’est là que le lendemain je vis une nouvelle situation qui montre que les Japonais ne se débrouillent pas forcément mieux que les Gaijins. 

Je suis en retard, parce que je me suis trompé d’entrée de métro et que j’ai pris une entrée des chemins de fer. Je vous expliquerai peut-être une fois les subtilités des transports publics. Donc j’étais en retard et là, fatale idée,  je vois une station de taxis. Je monte dans la première voiture et donne un papier avec le nom et l’adresse du restaurant au chauffeur. Après qu’il ait consulté son GPS, il sort parler avec le taxi derrière. Je commence à m’inquiéter. Ils finiront par discuter à quatre. Après 10 minutes le chauffeur part. Impossible de s’échapper. 

 

Et cinq minutes après être partis, il me demande le numéro de téléphone du restaurant. Très bon exercice pour réviser les nombres en japonais. Je dois répéter plusieurs fois. Il appelle.

La suite est là (ça vous fait une promenade dans Tōkyō):

Je finirai par lui donner des directions avec le GPS de l’iPhone (il aura quand même rapellé le restaurant encore une fois et un employé m’attendra dans la rue le portable à la main.

Et le restaurant?

Cela s’appelle Mikawa Zezankyo, et c’était magnifique! Je n’aime pas faire des photos de ce que je mange. Mais après une heure et demie de petits beignets se succédant et un peu de saké, nous avons fraternisé avec les deux clients japonais à notre droite, deux Chinois de Shanghai et moi (le restaurant n’a que 10 places autour d’un comptoir.

Donc quelques photos à l’arrivée lors des préparations du maître et son assistant. Et à la fin. Nous avions tous sorti nos portables pour chercher des traductions.

La table avant de commencer à être servi.

  

    

La préparation de la pâte, tout est dans le geste du tamis.

 

 

 

Un des deux serveurs. Il nous montrera la collection de verres à saké.

   

Mon voisin me montre la photo de la sculpture qu’il a achetée, le même phénix (d’un temple de Kyoto) que celui qui figure sur le billet de banque de 10’000 yens.

 

Le maître nous dédicacera le menu, magnifique dépliant tracé à la plume-pinceau.

 

  

  

Hier

Un peu difficile de garder la chronologie! WordPress est compliqué et rudimentaire à la fois. J’attendais d’avoir un peu de temps et les yeux plus en face des trous pour mettre en ligne la journée d’hier, première rencontre avec la capitale et le quartier d’Asakusa. Visite au temple de Sensō-ji, le plus fréquenté et photographié de Tokyo.

Alors j’en ai fait une petite vidéo, qui montrerait la foule en pélerinage-tourisme (les deux sont souvent indissociables au Japon. Un film à l’arrache, histoire de voir ce qu’on peut bricoler avec les moyens du bord et peu de temps.

cliquer ici pour la vidéo

(que je n’arrive pas à intégrer dans la page😩)

(bon, je crois que ça marche… Je laisse le lien au cas où! Pour agrandir, il faut cliquer sous la vidéo sur le symbole à gauche du mot « Vimeo ». Mais la qualité est un peu pourrite!)

(Youpie, j’ai fait et publié ma première vidéo sur Internet 👏💪)

Vers midi et à 20 heures (il fait nuit tôt ici). C’était dimanche, beaucoup de femmes avaient vêtu leur kimono. Ce que j’aime dans cette image, c’est l’importance que prend l’homme et son anonymat qui inquiète un peu. Il n’est pas bien habillé, cela fragilise la femme. Doit-elle être belle au regard des hommes? Ce jour-là, c’est aussi les premières impressions de Tokyo. Cette ville où l’ordre côtoie le bricolage, où le temple ancien est souvent plus récent que l’immeuble moderne, où le végétal trouve toujours une place dans la brutalité urbaine. La nourriture est omniprésente, tellement de restaurants, gargottes, bars à nouilles; les plats jusque dans les vitrines, répliques dont on voit la fabrication dans le film de Wenders. Le soir, je me rends dans le quartier de Ryōgoku où se trouve le grand stade de sumō (malheureusement pas de tournoi en cette saison). Un guide recommande un restaurant qui sert le chankonabe, plat censé augmenter le volume des combattants: En fait, ça reste assez léger: A l’arrêt de la gare, les lutteurs de sumō attendent le bus. Je n’ose pas trop les prendre en photo.

Manger comme un Japonais

Je me suis inscrit sur un site qui propose de manger chez un/une/des Japonais!

Je mange ainsi le 12 au soir avec Shota après nous être retrouvés à la gare de Higashi-Nakano:

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Le principe est simple. On s’inscrit sur le site de Nagomi Visit en indiquant les dates souhaitées et en se présentant.
On reçoit une liste de personnes disposées à nous recevoir et l’on opère son choix. Je serai à l’hôtel à Shinjuku, pas loin de chez Shota, qui a l’air très sympathique:

Shota (24 years old, male) works at a manufacturer purchasing car parts and loves to travel around the world. He also recently started to swim for exercise. Akihiro (26 years old, male) works as a fashion show coordinator in Shibuya. He loves playing the piano and did a concert last December.

On se rencontre, on va faire les courses et on participe à l’élaboration du dîner!

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Le site offre plein de recommandations un peu stressantes.

Call your host if you will be late more than 5 minutes.
Don’t depend solely on email. Bring your cell phone or portable wifi. Your last bet will be to call from the public phone at a station. If you are more than 15 minutes late without calling, your host may have to cancel.
Check if you need to take the express or local trains to avoid missing your train stop, and avoid buses or taxis which can get stuck in traffic. Punctuality is a mark of respect so plan to arrive 15 mins early.
How do I ask for directions in Japanese?
Does this train go to ___ ? (Kono densha wa ___ e ikimasu ka?)
Does this train stop at ___ station? (Kono densha wa ___ eki ni tomarimasu ka?)

Affaire à suivre!